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A qui profite le pourrissement ?

La crise des magistrats persiste et aucune partie ne semble disposée à lâcher du lest, campant chacune dans ses positions. A-t-on attient le point de non retour ? Le pourrissement de la situation va-t-il faire perdurer la statut-quo ? En tous les cas, ça augure de lendemains très chauds, à l’image des scènes choquantes divulguées sur les réseaux sociaux lors de l’intervention musclée des forces de l’ordre pour libérer les couloirs de la Cour d’Oran des grévistes qui tentaient d’empêcher l’ouverture de la session criminelle de la même juridiction.

En tous les cas, rien ne laisse présager un rapprochement entre le ministère de la Justice et le SNM, le syndicat national des magistrats, soutenu par le Club des magistrats, l’autres organisation syndicale de la corporation (en attente d’agrément). Même pas la rencontre de ce lundi qui a regroupé le président du SNM, Issaad Mabrouk, et le président du Conseil national des droits de l’Homme, Bouzid Lazhari, dans une tentative du CNDH de trouver une issue qui contentera toutes les parties.                                               

Preuve du climat tendu qui règne ces dernières heures, cet impressionnant dispositif de sécurité qui a été observé, ce matin, au niveau de tous les tribunaux relevant de la Cour d’Alger. Des dizaines de CRS (forces antiémeutes) ont, en effet, quadrillé dés les premières heures de la matinée les entrées des juridictions de Sidi M’hamed, Bir Mourad Rais et autre Cheraga afin d’empêcher toute mauvaise surprise à l’occasion de l’installation des nouveaux présidents des tribunaux et des procureurs de la Républiques, nommés dans la foulée du dernier mouvement des magistrats, source d’ailleurs de la situation dans laquelle, se retrouve aujourd’hui le secteur de la justice.                                                                                                

Et même si le malheureux épisode de la Cour d’Oran a été évité, force est de constater que la situation n’a guère évolué, plus d’une semaine après le début de débrayage. Au 9ème jour de la grève, le taux de suivi a atteint 98%, selon le SNM qui a fait part également de l’organisation, ce lundi, un rassemblement à la Cour suprême, avec la participation de conseillers à la Cour suprême et du Conseil d’État, et des membres du bureau exécutif du syndicat pour exprimer le ras le bol de la corporation qui vit inédit une situation inédite dans l’histoire de notre pays.

Un taux de suivi de 98%

Car dans les anales, jamais nos magistrats n’avaient, par le passé, osé défier les pouvoirs publics pour dénoncer quoi que ce soit. C’est d’ailleurs la cause qui fait hésiter aux citoyens de soutenir franchement les juges dans leur démarche, arguant que ces derniers agissent de la sorte lorsqu’on a touché à leurs intérêts alors qu’ils n’avaient pas bougé le petit doigt, déplorent les algériens, quand les droits des citoyens étaient bafoués et violés au grand jour.                                                                                                                         

Pour revenir à cette impasse dans laquelle, les justiciables sont pris en otage, sachez que le ministère de la Justice a affirmé être ouvert à toute initiative dans le cadre du dialogue « sérieux » et « respectant » l’indépendance des institutions, les droits du magistrat, les intérêts des justiciables et l’intérêt suprême de la société. Et pour tenter de calmer les esprits, il a annoncé la programmation d’une deuxième session ordinaire du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), au cours de la troisième semaine du mois de ce mois de novembre pour examiner les recours introduits  au sujet du mouvement annuel des magistrats,  appelant ces derniers qui s’estiment lésés à introduire leurs recours lesquels seront tranchés dans le cadre des dispositions de l’article 19 de la loi relative à la composition du Conseil supérieur de la Magistrature, ses actions et   ses prérogatives. Mais en même temps, Zeghmati, dont la tête est désormais réclamée par le SNM, il n’a pas hésité à actionner la justice pour dévêtir le SNM de toute couverture légale de cette grève via le Tribunal administratif de Tipasa qui déclaré cette grève « illégale ».                                                     

En attendant un éventuel dénouement, les deux parties sont condamnées de s’entendre et doivent forcément faire des concessions si on veut éviter le pire

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