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A la une - Politique - 30 juillet 2019

Gaid Salah critique l’attitude de Mokrane Ait Larbi

Réagissant au refus de certaines personnalités politiques de faire partie du panel chargé de mener le
dialogue national en vue d’aboutir à la sortie de crise que vit le pays depuis plusieurs mois, le chef
d'Etat-major de l'Armée nationale populaire regrette ce qu’il qualifie de diktats que veulent imposer
Mokrane Ait Larbi, Bouchachi, Lyès Merabet et autres figures sollicitées par Karim Younès et tient à
rappeler que la question de la libération des détenus d’opinion, l’une de leurs recommandations
phares, relève strictement des prérogatives de la justice. « Nous souhaitons la tenue d'un dialogue
national loin de la méthode imposant des préalables qui peuvent aller jusqu'aux diktats », a-t-il
indiqué dans son discours tenu, hier, lors de la cérémonie des meilleurs lauréats des Cadets de la
Nation au Bac et au BEM.
Pour le général de corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, de telles méthodes et thèses sont
« catégoriquement rejetées » car, selon lui, l’Algérie a besoin aujourd’hui de ceux qui « se sacrifient »
pour elle et qui élèvent l’intérêt suprême de la patrie « au-dessus » de toute considération, de ceux
qui font preuve « d’intégrité », de « sagesse », de « sérénité » et de « clairvoyance », ceux qui
« haussent le niveau du débat » et s’élèvent « au dessus » des questions secondaires et « s’écartent
de la surenchère ». L’allusion est donc clairement faite à ces mêmes personnalités qui ont décliné
l’offre de Karim Younès de se joindre au panel, mis en place jeudi dernier, et on peut comprendre en
décodé, que le Vice-ministre de la Défense nationale émet de sérieux doutes sur les intentions
réelles de ces personnalités sinon quel sens peut-on donner à des termes comme égoïsme ou calculs
personnels étroits qu’il a utilisés dans son discours.
Allant encore loin, le chef d’Etat-major de l’ANP n’hésite pas à faire le parallèle entre la revendication
de la libération des détenus et ‘’El Issaba’’ et met en garde de ces idées véhiculées par les relais de la
bande ». « Il m’appartient, dans ce contexte, de mettre en exergue certaines de ces idées
empoisonnées que véhicule la bande et qu’adoptent certains porte-voix qui orbitent autour d’elle,
notamment l’appel à l’élargissement des détenus, qualifiés à tort comme des prisonniers d’opinion,
en guise de dispositions d’apaisement selon eux. Je rappelle encore une fois que seule la justice est
souveraine de la décision, conformément à la loi, concernant ces individus qui se sont pris aux
symboles et aux institutions de l’Etat et ont porté outrage à l’emblème national », a-t-il rappelé. A
propos de l’autre exigence portant sur les mesures sécuritaires observées lors des marches de
vendredi, Gaid Salah explique que ces dispositions qui sont prises, selon lui, pour la sécurisation des
marches vont dans l'intérêt du peuple et non le contraire avant qu’il ne réitérer la position
« constante » du Haut Commandement de l'ANP sur son attachement au cadre constitutionnel étant
donné qu'il est « tenu » par les lois républicaines et « engagé » à « respecter » la Constitution,
« devant Dieu, la patrie et le peuple ».
Voila donc qui a le mérite d’être encore davantage clair sur les intentions de l’institution militaire par
rapport aux derniers développements qu’a connue la scène politique nationale, d’autant que des
voix ont suggéré que la constitution du panel des personnalités devant piloter le processus
d’organisation des élections présidentielles allait fléchir un tant soit peu la position du chef d’Etat-
major de l’ANP. Ce dernier presse encore une fois les acteurs concernés à faire vite pour sortir de
l’impasse. « Il n’est plus permis de perdre davantage de temps. Les élections constituent le point
essentiel autour duquel doit s’axer le dialogue que nous saluons et espérons qu’il sera couronné de
succès et de réussite », a-t-il noté non sans valoriser les étapes franchies sur la voie du dialogue
national, notamment après l'audience accordée par le chef de l'Etat au panel en question.

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