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A la une - Politique - 26 mai 2019

Justice: ça se corse pour Sellal, Ouyahia et 10 ex-ministres et walis

Du nouveau dans le dossier de la lutte contre la corruption ! En effet, l’APS révèle que le parquet près la Cour d’Alger a transmis ce dimanche au procureur général près la Cour suprême le dossier d’enquête préliminaire instruite par la Gendarmerie nationale à l’encontre de 12 anciens hauts responsables qui, en raison de leurs fonctions au moment des faits, bénéficient de la règle du privilège de juridiction consacrée par le code des procédures pénales. Il s’agit des ex-Premiers ministres, Sellal et Ouyahia, d’anciens ministres, en l’occurrence Abdelghani Zaalane, Amar Tou, Boudjemaa Talaï, Amar Ghoul, Amara Benyounès, Abdelkader Bouazghi, Karim Djoudi, Abdesselam Bouchouareb et des anciens walis d’Alger et d’El Bayadh, respectivement Abdelkader Zoukh et Khanfar Mohamed Djamel. Soit un panel de personnalités politiques qui symbolisent parfaitement le régime de Bouteflika. « En application des dispositions de l’article 573 du code de procédure pénale, le parquet général près la Cour d’Alger a transmis, ce jour le 26 mai 2019, au procureur général près la Cour suprême, le dossier d’enquête préliminaire instruite par la police judiciaire de la gendarmerie nationale d’Alger, pour des faits à caractère pénal, à l’encontre des mis en cause », explique la même source. Ainsi, ces responsables risquent clairement de suivre la même voie que celle empruntée par les Said Bouteflika, Toufik, Louisa Hanoune et autres Haddad, Rebrab et Kouninef, à savoir la mise en détention provisoire pour des faits de corruption et de malversation. D’ailleurs, deux magistrats instructeurs ont été chargés de l’enquête judiciaire qui porte sur les conditions d’attribution de marchés et de contrats au profit du groupe ETRHB de Haddad dans divers secteurs tels l’hydraulique et les travaux publics, sans pour autant qu’il respecte ses engagements contractuels en matière de prix, de délais et de qualité de réalisation. Il est à rappeler que ses mêmes responsables ont comparu, le 16 mai dernier, devant le procureur de la République près le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed qui les a informés des griefs qui leur sont reprochés et du renvoi de leurs dossiers devant la Cour suprême.
Liès Bourouis

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