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Situation économique : les experts tirent la sonnette d’alarme

« Il est urgent pour l’Algérie de prendre les mesures d’urgence au niveau économique pour éviter le pire »
C’est là le constat sur la situation économique du pays fait depuis des décennies et tout le monde connait les priorités et les mesures à prendre, mais personne n’a le courage de les mettre en œuvre, a affirmé en substance M. Raif Mokretar Karroubi, expert financier international, qui s’exprimait ce mercredi 3 juillet sur les ondes de la Radio Algérienne où il était l’invité de la rédaction.
«Si on ne prend pas de mesures, d’autres le feront à notre place et avec leurs conditions »,
«Je crois que les gens ne sont pas conscients de la gravité de la situation», avant de préciser plus loin que «cela signifie gèle des salaires, blocage de la demande, licenciements… et implique des choses que nous avons déjà vécues et qu’on ne souhaite pas revivre», ajoute-t-il.
Pour lui, les priorités sont «la suppression de la loi du 51/49 , celle du droit de préemption de l’Etat, l’augmentation de l’assiette fiscale et l’amélioration de son recouvrement par la réforme, la mise en place d’un mécanisme de gestion du taux de change, la relance de l’agriculture et le tourisme, aller petit à petit  vers la convertibilité, avoir une meilleure gouvernance du système bancaire».
Sans nier la prise déjà de quelques «mesurettes» pour rationaliser les dépenses, en freinant des subventions, libéraliser les prix des carburants, l’invité de la Radio juge cela insuffisant par rapport à la gravité de la situation. Il relève au passage qu’en Algérie, il est encore plus facile d’importer que d’investir. A une question rappelant la surliquidité des banques censées être fatalement responsables de la fuite et leur dilapidation par des financements suspects, l’expert explique, en citant des exemples détaillés, comment les banques financent des projets parfois illicites sans vraiment le savoir avant de conclure, « c’est comme ça que Daech exporte du pétrole et que certains pays exportent la drogue, à cause de la fongibilité de l’argent ».
L’invité de la Radio a précisé par ailleurs que cela ne veut pas dire le dédouanement des banques qui restent «responsables pour détecter certaines surfacturations et sous-facturations, des transferts et doubles transferts illicites».
I.A

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